Aerial view a woman using a retro typewriter

Aujourd'hui, j'inaugure une nouvelle série d'articles trimestriels autour de ce qui m'a inspirée, plu ou aidée au fil de la saison qui s'achève. L'idée est de partager une sélection de choses qui m'ont apporté de la valeur :  elles ont nourri mon chemin vers une vie plus simple et sereine, elles m'ont inspirée et nourri ma créativité, ou encore aidée à mieux travailler. J'espère que cela vous inspirera également !

Note : comme c'est un format nouveau sur la nife - même si le concept est plutôt familier sur les blogs ou en vidéo - n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, ce que vous aimez dans ce format d'article et ce que je peux améliorer pour les éditions suivantes.

Slow : L'application Petit Bambou

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Depuis plusieurs années que je m'intéresse à la psychologie positive, j'ai lu plein d'articles qui vantent les bénéfices de la méditation : cela aiderait à réduire le stress, augmenter le temps de concentration sur une tâche, être à l'écoute de soi-même, ses pensées et ses émotions, mieux gérer les situations difficiles, et mieux profiter de l'instant présent, entre autres.

En gros, quelques minutes de méditation par jour suffiraient pour voir déjà de nombreux bénéfices sur la santé physique et mentale. Avec les imprévus liées à la vie d'indépendante et d'artiste, sans compter le stress quotidien de la vie urbaine, je me suis dit qu'il fallait que je me penche sérieusement sur la question.

Jusqu'à maintenant, je n'ai jamais réussi à maintenir une habitude quotidienne de méditation, mais avec Petit Bambou, je m'y approche de plus en plus.

L'application donne accès à des dizaines de programmes guidés en plusieurs séances, soit généraux, soit spécialisés (gestion du temps, stress, douleurs physiques...), et incorpore un suivi des méditations au fil du mois. Je vous avoue que je trouve un peu paradoxal d'utiliser le smartphone pour méditer, une activité qui invite à la déconnexion. Mais en l'occurrence, je trouve l'application vraiment bien faite. Avec la diversité des programmes, il y a de quoi trouver quelque chose d'adéquat à votre problématique du moment, sans risque de tourner en rond au bout de quelques semaines.

Je vous avoue : je ne médite pas encore tous les jours, même avec cette app, mais j'ai réussi à en faire une pratique régulière, ce qui est déjà un sacré pas en avant pour moi !

Infos : site de l'app - payant : abonnements au mois ou à l'année (voir site) - source de l'image : Petit Bambou

Simplicité : le Wabi Sabi

J'ai découvert ce concept propre à la culture japonaise lors de mes études en littérature et culture japonaise voilà plus de dix ans déjà : l'esthétique wabi sabi, c'est accepter le caractère éphémère de chaque chose, et les marques du temps sur les objets et les paysages. Une esthétique wabi-sabi se pare d'éléments impermanents, comme quelques pétales tombés sur un jardin japonais par exemple. Le wabi sabi préfère les objets anciens, usés, qui portent une patine particulière, et des imperfections marquant le passage du temps et leur usage répété.

Ce que j'ai découvert récemment en revanche, c'est l'application des principes Wabi Sabi dans un art de vivre au quotidien : pour accepter l'impermanence des moments de vie, savoir apprécier les joies ordinaires du quotidien, accepter, et même chérir nos propres imperfections, et s'entourer d'objets simples qui traversent le temps avec nous.

J'ai décidé de commencer à appliquer ces principes dans ma vie quotidienne à l'aide de conseils issus du livre de Christopher Weidner. Je vous en reparlerai lorsque j'aurai trouvé des petits exercices qui fonctionnent bien, sûrement avec un PDF à télécharger pour vous aider à vous y mettre aussi, si le cœur vous en dit.

Inspiration : Les Imaginales et le parcours singulier de chacun

Après un début d'année assez mou côté fiction, je me suis remise à lire des romans. J'avoue que les quatre jours d'Imaginales, un salon dédié à la littérature de l'imaginaire, ont bien aidé mon inspiration, aussi bien en tant que lectrice qu'autrice. J'ai rencontré plein d'auteurs, chacun avec leur propre univers, leur style, leur parcours aussi.

Lorsqu'on se lance en tant que freelance et artiste indépendant, comme je l'ai fait l'année dernière, c'est une sacrée dose d'incertitude qu'on avale chaque matin avec le café. J'apprécie énormément l'indépendance de travailler à mon compte, mais je manque parfois de modèle pour savoir comment avancer dans mon propre parcours. Après tout, la route n'est pas tracée aussi clairement qu'un parcours salarié.

Aux Imaginales, j'ai pu rencontrer plein d'artistes qui ont chacun leur parcours propres : certain(e)s sont auteurs ou autrices à plein temps, comme Samantha Bailly. D'autres sont salariés à côté, comme Jean-Claude Dunyach, ou encore freelance, comme Lionel Davoust qui est aussi traducteur. Et ce ne sont que des exmples dans la multitude d'auteurs que j'ai rencontrés pendant quatre jours.

J'en ai tiré plusieurs leçons : petit un, ça ne sert à rien pour moi de vouloir faire "comme lui ou elle". Chaque parcours est constellé d'opportunités, de chance et de spécificités que je ne peux pas reproduire. Petit deux, l'absence de recette prédéfinie signifie que je peux tailler un chemin qui me correspond à moi, et la multiplicité des options me montre qu'il existe des tas de solutions pour vivre tout en écrivant. Ce qui est quand même très encourageant. Petit trois : dans tous les cas, le point commun est de continuer à écrire, corriger et envoyer des manuscrits quoi qu'il arrive...

Même si vous n'êtes pas écrivain, quels que soient vos rêves, vos envies ou même vos loisirs et projets en-dehors du travail, je trouve que c'est vraiment utile de garder l'idée en tête qu'il existe toujours une possibilité de trouver sa propre solution, si cela vous tient vraiment à cœur...

Lecture : La part des ombres, de Gabriel Katz

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Pour rester dans le thème de l'imaginaire, j'ai été particulièrement marquée par le diptyque La part des ombres, de Gabriel Katz. Dans un univers de fantasy, trois personnages se croisent sous fond de rebellion contre les Traceurs, les envahisseurs qui occupent la Goranie depuis une décennie. Un gladiateur nonchalant, une maîtresse de guerre et un marchand de légumes se retrouvent au beau milieu d'intrigues politiques...

J'ai trouvé les personnages, issus d'histoires précédentes de Gabriel Katz, vraiment hauts en couleurs, loin des stéréotypes du genre. Les relations qui se nouent entre chacun sont à la fois naturelles et bien menées, et, surtout, j'adore la pointe d'humour qui colore un texte autrement sombre et adulte. On sent que l'auteur s'est amusé comme un fou à écrire cette histoire, et on s'amuse tout autant à la lire.

En fait, c'est ça qui m'inspire le plus dans ce diptyque. Lorsqu'on crée quelque chose, que ce soit dans le domaine de l'écriture ou autre chose, l'acte créatif peut vite devenir fastidieux : on stresse à l'idée de mal faire, on se désole du manque d'expertise technique, on voudrait y consacrer plus de temps. En tout cas, je sais que c'est mon cas avec l'écriture.

Gabriel Katz m'a rappelé quelque chose de très important : l'acte créatif est censé être amusant, aussi. Et lorsque l'artiste s'amuse à créer, les personnes s'amusent aussi à découvrir l'œuvre. J'ai décidé de garder cette idée inspirante bien en tête au fil de l'été, alors que je corrige mon space opéra d'enquête.

Introspection : qu'est-ce que l'auto-coaching ?

Je vous avoue que quand j'entends le mot "coaching", j'ai tendance à activer mon sens critique. Peut-être parce que la profession n'est pas encore régulée, et qu'on y trouve tout et n'importe quoi. Peut-être aussi à cause de la dérision que l'on fait autour de ce métier en entreprise. Mais je me suis penchée plus en détail sur ce qu'on appelle le "coaching de vie" ces derniers temps, et j'ai trouvé certaines choses intéressantes.

En gros, l'idée de ce type de coaching, c'est que c'est une pratique plutôt complémentaire à la psychothérapie. Là ou un(e) psy va nous guider à travers notre passé pour comprendre comment on en est arrivé là et quels sont les schémas de pensée qui nous retiennent, un(e) coach va nous projeter vers l'avenir. Comment trouver sa voie, reprendre confiance en soi, gérer ses émotions, etc.

Notamment, j'ai découvert ces derniers mois la notion d'auto-coaching : utiliser des outils pour apprendre à mettre de l'ordre dans nos propres pensées et nos émotions, apprendre à développer à la fois un esprit critique et une indépendance émotionnelle, et ainsi apprendre à naviguer entre le manque de confiance en soi, la gestion de la critique et autres émotions négatives qui nous tombent nécessairement au coin du nez.

J'ai notamment découvert les outils de la coach Brooke Castillo, dont le concept est simple : notre cerveau est notre outil le plus puissant en tant qu'être humain. C'est ce qui nous permet d'imaginer des choses, de générer des idées, d'oser aller vers ce qu'on veut. Ou au contraire, notre cerveau est aussi celui qui nous dit que c'est impossible, nous maintient dans une zone de confort par esprit de survie dépassé depuis des dizaines de millénaires, et nous empêche d'avancer.

Je suis particulièrement sensible à la pensée critique et indépendante, ce qui nécessite de travailler un minimum sur ses croyances, sa vision du monde et ses proprs schémas de pensée. Et en tant qu'optimiste, j'ai aussi découvert (notamment grâce à Shawn Achor) que l'optimisme est une faculté qui se cultive activement. C'est avec toutes ces notions-là que l'auto-coaching promet d'aider.

Si l'idée vous intéresse, et que vous avez envie d'aller au-delà des préjugés que nous pouvons avoir autour de la notion de "coaching", je vous invite à découvrir le podcast de Brooke Castillo en anglais, ou bien les équivalents en français Se sentir bien et Change ma vie.

Je pense que je reparlerai plus en détail de ma propre expérience d'auto-coaching avec le programme payant de Brooke Castillo dans les Bulles Nomades, alors si le sujet vous intéresse, je vous invite à laisser traîner une oreille du côté du podcast.

Q&A #1 : Organisation

Pour terminer cet article, je vous partage la dernière Bulle Nomade : un Q&A qui vient clôturer la mini-série audio sur l'organisation publiée en mai et juin. Le concept est que je sélectionne les questions les plus récurrentes, et dont les réponses pourraient intéresser d'autres personnes, pour y répondre en format audio.

Aujourd'hui, je me cantonne au thème de l'organisation, mais j'ai bien envie d'accompagner chacun de ces articles d'inspiration d'un petit Q&A audio qui rassemblent les questions posées au fil de la saison, si le concept vous plaît !

Listen to "052 | Organisation : questions et réponses" on Spreaker.

Ressources

Questions

  • Comment j'organise concrètement l'organisation des projets en trimestres et en mois dans le bullet journal ?
  • Quid de la séparation entre le pro et le perso dans l'organisation ?
  • Comment faire la part entre le numérique et l'analogique dans son organisation?
  • Comment intégrer les demandes par e-mail à la liste de tâches quotidienne?
  • Comment limiter les distractions des e-mail quand votre lieu de travail vous oblige à garder la boîte e-mail ouverte en permanence?

 

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J'espère que cette première édition des inspirations et favoris vous a plu. Vous pouvez aussi partager les vôtres en commentaire, pour nous les faire découvrir, à moi et aux autres lecteurs et lectrices du blog. Comme c'est un nouveau format d'article que je teste, je vous invite à prendre le temps de me dire ce que vous en avez pensé, ce qui vous a plu et ce que je pourrai améliorer pour l'édition estivale prévue fin septembre ! En attendant, je vous souhaite une bonne journée, une excellente soirée et à la prochaine !