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Quelques digressions avec ce concert symphonique, dédié aux bandes originales des films de Steven Spielberg, que nous sommes allés voir au Grand Rex à Paris le week-end dernier. Si le concert est maintenant passé, le présentateur nous a annoncé que France Télévisions retransmettrait le concert de 20h. Peut-être pourrez-vous le retrouver sur le service replay de la chaîne !

John Williams, compositeur favori des films de Spielberg, a apporté son univers musical à de nombreux chefs d’œuvre et films d’enfance qui constellent notre héritage cinématographique. Ainsi, A tribute to John Williams nous a-t-il donné le loisir de reconnaître les morceaux parmi les Dents de la Mer, Indiana Jones, E.T., Hook, La Liste de Schindler et bien d’autres…

La musique en live

Habitués que nous sommes à profiter de musique en mp3 vissé aux oreilles, nous oublions qu’il fut une époque où la seule manière d’en profiter était de venir écouter un groupe de musiciens jouer devant nos oreilles ébahies.

Lorsqu’entrent des dizaines de professionnels avec leurs violons, altos et contrebasses, flûtes, saxos et bassons, tous guidés par la main du chef d’orchestre, cette réalisation me frappe alors. Combien de milliers d’heures de travail ont été nécessaires pour que tous ces musiciens maîtrisent leur instrument, apprennent ces morceaux et nous livrent deux heures de pur bonheur ?

Tout commence par la beauté de la salle. Je n’avais jamais vu le Grand Rex. Tout dans cette grandeur propre aux années 1930, le lieu me rend déjà réceptive à la magie qui s’y prépare. Après plusieurs dizaines de minutes de préparation où les visiteurs trouvent leur siège et les musiciens accordent leur instrument, le maître de cérémonie, un homme aux yeux ronds et au sourire jovial, annonce le premier violon, puis le maître d’orchestre.

Concert symphonique

Alors entre le chef d’orchestre, un jeune homme blond qui arbore un faux air de Pew Die Pie. Il m’impressionne avec ses gestes mesurées et codifiés qui mènent tous ces musiciens vers le bon rythme. Lorsque le premier violon fait son premier solo, j’imagine le trac, la peur. Mais comme toujours avec les maîtres, ses doigts sautillent sur son violon avec une facilité déconcertante.

C’est une redécouverte unique des bandes originales de films qui ont bercé mon enfance, ce concert. Pendant les trente premières secondes, un écran montre une carte du monde avec un fil rouge voyageant d’un endroit à un autre, distillant les indices qui nous permettent de deviner à quel film appartient la musique qui vient de démarrer.

Lorsqu’une forêt d’archets se lève et que le duo de fa - fa dièse le plus connu du cinéma commence, je reconnais tout de suite les Dents de la mer. D’autres morceaux me donnent du fil à retordre, mais la découverte est toujours un plaisir. Deux morceaux seront accompagnés de chant, l’un en chinois et l’autre en gaélique, et l’un des acteurs d’Indiana Jones montera sur scène pour une brève entrevue avec le maître de cérémonie.

Lorsque le concert se termine sur le thème de Rey pour le film Star Wars, je remarque avec sidération que près de trois heures se sont écoulées depuis que nous avons pris place dans cette incroyable salle du Grand Rex. Le temps file à une vitesse incroyable lorsque le cœur et les oreilles sont pris par une telle beauté.

Heureusement, si ce concert est fini, les concerts symphoniques de musiques de films, de dessins animés voire de jeux vidéo sont de plus en plus courants. Et la musique de John Williams revient à Paris en février 2017 avec d’autres œuvres, de Harry Potter à la saga Star Wars…