Cette semaine, un triste rappel à la gratitude d'avoir assez pour vivre. On peut se plaindre de ne pas gagner assez pour acheter tout ce que la pub nous fait miroiter, ou bien, on peut se rappeler avec reconnaissance que le compte en banque est suffisamment fourni pour remplir le frigo.

Caisse du Carrefour Montreuil, une petite dame, son chariot mis de côté par la caissière. Elle est au téléphone. Je passe en caisse. Alors que je range mes pavés de saumon, mes légumes, les yaourts, elle explique à la caissière que la banque lui a bloqué son découvert autorisé: elle va devoir lui laisser son caddie de courses. Alors que je sors de la Grande Porte, direction le métro, victuailles dans le sac à dos, je l'aperçois, sur la route, à vélo, une petite remorque de courses, vide. En train de repartir. Elle repart les mains vides, je repars avec une semaine de courses. Je suis bien chanceuse d'avoir assez.

Doit-on en arriver à de telles histoires, ces petites tragédies quotidiennes, pour se rappeler au présent, et à tout ce que nous avons la chance d'avoir, tout ce que nous avons la chance d'être? Voilà qui renforce davantage ma résolution de pratiquer davantage de gratitude.